Expertiser
A avoir / à lire Sylvopastoralisme - Les clés de la réussite Diagnostic pastoral en alpage Le diagnostic des parcours Le diagnostic pastoral "vulnérabilité"
A la demande des collectivités locales ou d’un gestionnaire territorial, le CERPAM réalise des diagnostics prenant en compte les enjeux environnementaux et les usages multiples de l'espace pâturé, en concertation avec les partenaires territoriaux. De la simple expertise pastorale pour évaluer la répartition spatiale des éleveurs sur une commune, au diagnostic pastoral approfondi en alpage, en passant par les analyses pastorales de « vulnérabilité » à la prédation, le CERPAM propose différents types d’interventions adaptées aux besoins de chaque territoire. La construction méthodologique des outils d’expertise Depuis 30 ans, le CERPAM s’est investi dans l’élaboration des méthodes d’expertise et de diagnostic nécessaire pour appréhender les systèmes pastoraux. Ce travail méthodologique s’est appuyé sur de nombreux partenariats, notamment dans le cadre de l’Unité Commune de Programme « Pastoralisme méditerranéen » qui rassemble avec le CERPAM, l’OIER-SUAMME en Languedoc-Roussillon et l’Institut de l’Elevage. L’appui scientifique de l’INRA et de l’ISRTEA a également été précieux. Habituellement, les diagnostics pastoraux étaient basés sur l’appréciation du niveau de ressource herbacée disponible en saison de végétation et la vérification de l’ajustement du chargement animal en regard. Nous avons développé en complément une approche originale partagée et largement diffusée dans les régions pastorales méditerranéennes. Cette approche est basée sur la lecture de l’espace pastoral que se construit le berger, elle-même basée sur la logique du comportement animal. C’est ainsi la brebis, la vache ou la chèvre qui nous « raconte » comment elle se déplace et valorise plus ou moins bien la ressource en fonction de critères de relief et de végétation. Restait à formaliser, au travers de suivis comportementaux animaux et d’enquêtes sur les savoirs des bergers, la façon de décrire la montagne qui en rend compte. La méthode ainsi conçue est organisée en plusieurs étapes. La première étape est d’identifier la demande et le contexte afin de déterminer les outils méthodologiques nécessaires. Ensuite, on peut distinguer deux types d’étude en fonction du degré d’approfondissement nécessaire. Les expertises pastorales Les expertises pastorales correspondent à un niveau de découpage du milieu naturel en unités paysagères, d’une superficie assez grande, avec une description qui permettent d’identifier un « type de milieu pastoral » existant dans nos référentiels pastoraux. Une unité pastorale est ainsi une unité de relief et de végétation (un vallon boisé, un grand versant de lande, un bas de versant occupé par une graminée grossière dominante, un plateau enherbé…) permettant de remplir une fonction alimentaire pour un type d’animaux donné (des bovins à l’entretien en hiver, des brebis-mères avec leurs agneaux au printemps, …). L’expertise se base aussi sur la localisation des équipements et la caractérisation de la gestion pastorale par quartier ou parc de pâturage, si un troupeau est en place. Les expertises pastorales sont par exemple utilisées pour étudier la faisabilité de pâturer un nouveau site en proposant plusieurs scénarios d’utilisation. Elles permettent également de repérer les dysfonctionnements les plus importants en caractérisant la gestion pastorale par unité de gestion. Dans ce cas, cela peut aboutir sur la mise en place d’équipements qui permettent d’améliorer la gestion pastorale, ou sur l’ajustement des pratiques en changeant les périodes d’utilisation, en augmentant ou diminuant les effectifs ou le temps de présence, etc. Les diagnostics pastoraux Les diagnostics pastoraux correspondent à une étude plus approfondie. Ils se basent sur le découpage de l’unité pastorale en « secteurs de pâturage » qui rendent compte du comportement du troupeau en fonction du relief et de la végétation : pâturage tranquille et intense, secteur de déplacement, secteur-abri pour mauvais temps, secteur-tampon, secteur excentré difficile à mobiliser, secteur carrefour qui commande plusieurs circuits, … Sur cette base, le travail de qualification (saison, type d’animaux mobilisables, …) et de quantification de la ressource est mis en lien avec l’appréciation de la capacité des animaux à la prélever plus ou moins complètement, et à limiter leurs déplacements pour y parvenir. La description de la gestion pastorale est effectuée en fonction du jeu d’équipements sur lequel elle s’appuie. En gardiennage, les circuits de pâturage sont décrits par le berger. Il s’agit aussi de prendre en compte les autres usages sur l’espace, pouvant affecter la gestion pastorale. Le diagnostic permet d’analyser la gestion de l’unité pastorale. Il permet de recombiner si nécessaire les secteurs en unités de gestion plus cohérentes, de repérer les besoins en équipement, de prévoir des interventions ciblées sur la broussaille en fonction de la capacité du troupeau à maîtriser les repousses, enfin de préconiser des ajustements des modes de valorisation pastorale. La tournée de fin de pâturage La tournée de fin de pâturage est un outil essentiel du diagnostic d’une campagne de pâturage sur un site. Elle consiste à parcourir l’unité pastorale et à repérer les niveaux de consommation sur l’herbe et les arbustes, la présence éventuelle d’indicateurs de dégradation (impact au sol ou dérive de végétation), enfin la capacité de maîtrise de la strate arbustive par le troupeau. Elle s’appuie sur une série de grilles d’appréciation, notamment sur le niveau de pâturage. Réalisée conjointement par le pastoraliste, l’éleveur, le gestionnaire territorial, la tournée de fin de pâturage permet ainsi d’objectiver le bilan annuel de la gestion pastorale de façon partagée. La mise en œuvre des préconisations Le CERPAM accompagne ensuite les éleveurs, les communes et autres gestionnaires dans l’application des actions proposées dans les conclusions de l’étude (voir volet « équipement et foncier ») : équipements pastoraux, débroussaillement, modification de la gestion, prise en compte des enjeux non pastoraux, recomposition des unités pastorales à une échelle plus large, ou encore contractualisation d’engagements. Les diagnostics spécialisés Un certain nombre de méthodes adaptées à des problématiques particulières ont également été mises au point, sous forme de déclinaisons de la méthode de diagnostic pastoral. Il est possible de citer notamment : - Le diagnostic sylvopastoral, développé par l’Institut de l’Elevage et l’Institut de développement forestier ; il est destiné à concilier sur le même espace le double projet de valorisation pastorale et forestière. - Le diagnostic agri-environnemental, développé pour les éleveurs et les partenaires environnementaux ; il s’appuie sur un diagnostic complémentaire d’un enjeu environnemental (faune, flore, DFCI, …) et la recherche de la gestion écopastorale adaptée. - Le diagnostic vulnérabilité, développé comme aide à la décision pour intégrer des moyens de protection et adapter le système pastoral en limitant les contraintes face à l’irruption de loups.
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Centre d'Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée pour la gestion des espaces naturels par l'élevage
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