L’amélioration et la création d’équipements pastoraux
A télécharger Extrait délibération Ag Dossier « équipement pastoraux » 323 C PDRH A avoir / à lire Clôtures Eau et abreuvement des troupeaux Cabanes pastorales d'alpage
Les équipements pastoraux : éléments structurants de la gestion pastorale Mobilité des troupeaux Le pastoralisme en région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’est pas seulement exercé sur le territoire des sièges d’exploitation. La pratique de la transhumance qu’elle soit de proximité (quelques kilomètres) ou beaucoup plus lointaine (plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres), conduit les troupeaux souvent loin des bâtiments de l’exploitation des éleveurs. La transhumance bovine est le plus souvent « locale ». Les animaux accueillis sur les alpages bovins y sont acheminés par les éleveurs propriétaires en bétaillère tractée derrière leur tracteur. Les troupeaux ovins, au début de l’été, quittent les départements méditerranéens (Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, sud des Alpes-de-Haute-Provence et des Alpes-Maritimes) ou les es vallées alpines pour rejoindre les alpages plus en altitude, au-delà de l’habitat permanent. L’hiver, certains troupeaux localisés sur des exploitations de montagne, sont envoyés dans les départements littoraux où ils contribuent parfois, par leur action de pâturage et de débroussaillage, à la protection des forêts contre l’incendie. Que se soit sur les alpages ou sur certains pare-feux littoraux, les troupeaux rassemblent très souvent des animaux appartenant à plusieurs éleveurs. Ils sont placés sous la responsabilité d’un ou plusieurs bergers salariés chargés d’organiser la gestion du pâturage, et de veiller sur leur santé et leur sécurité. Ce dernier aspect, prend de plus en plus d’importance dans les missions des bergers depuis la réapparition d’un prédateur tel que le loup. En montagne, le territoire pastoral est organisé en « quartiers » utilisés en général un à deux mois. Chaque quartier doit idéalement comporter l’ensemble des équipements permettant une bonne gestion pastorale. Logement des bergers Un logement est nécessaire afin que le berger puisse exercer son travail dans les meilleures conditions. La présence du loup exige de plus en plus, qu’il se trouve au plus près du troupeau. Ce logement prend la forme d’une cabane pastorale. Les alpages des Alpes du Sud sont traditionnellement équipés en cabanes pastorales. Depuis plus de trente ans, un gros effort d’amélioration des cabanes existantes et de construction de nouvelles cabanes est engagé. Selon notre récent recensement, on compte aujourd’hui environ un millier de cabanes pastorales réparties sur les trois départements alpins. Sur les départements littoraux, les logements spécifiquement dédiés au logement des bergers restent rares, à l’exception des nombreux « cabanons » traditionnels de la plaine de la Crau. Des logements de bergers sont cependant construits ou rénovés à partir de bâtis existants sur des sites de pâturage hivernal dans les massifs forestiers, en partenariat étroit avec les Communes et l’ONF. Alimentation en eau L’autre élément essentiel structurant l’organisation du pâturage en pastoralisme dans les montagnes méditerranéennes est l’eau, pour l’abreuvement des troupeaux bien sûr, mais également pour alimenter les cabanes. L’eau est souvent rare. Or les bovins exigent un abreuvement abondant et quotidien. C’est également le cas des troupeaux laitiers, notamment caprins dans notre région. Les ovins, s’ils sont moins exigeants, doivent se voir assurer aussi une alimentation correcte en eau. Seule une bonne disponibilité en eau permet de faire consommer aux animaux des herbes grossières et des ligneux, c’est donc un facteur important pour l’entretien de l’espace. Dans les parcs clôturés, il faut prévoir un point d’abreuvement, souvent mobile (tonne à eau). En gardiennage, la conduite du troupeau au pâturage s’organise en circuits de pâturage intégrant un point d’eau naturel ou aménagé. Ainsi un travail d’équipement en points d’abreuvement est souvent nécessaire : captage et conduite vers des abreuvoirs ; impluvium alimentés par gravité ; citernes pastorales alimentées par gravité et parfois couplés avec des citernes DFCI dans les départements méditerranéens. Clôtures La gestion des parcours se fait aussi avec des clôtures. Les parcs de pâturage clôturés permettent d’économiser du temps de gardiennage, de piloter la gestion de la ressource de façon précise à l’intérieur du parc, enfin, dans certaines conditions techniques, d’assurer la sécurité du troupeau au pâturage face au risque des loups (clôture sécurisée électrifiée et chiens de protection à l’intérieur). Les parcs de pâturage sont souvent utilisés par les éleveurs sur tout ou partie des parcours de leur exploitation. Ils sont également utilisés, sous forme de « parcs d’appui au gardiennage », en complément du travail du berger (en soirée, la nuit, lors de périodes de mauvais temps, ou encore pour permettre des périodes d’absence du berger). Les clôtures sont historiquement très utilisées par les éleveurs bovins. Elles sont fréquemment employées par les éleveurs ovins et caprins.. Parcs de tri et de contention Les parcs de tri et de contention sont un équipement nécessaire pour assurer la gestion des lots d’animaux sur les lieux de pâturage. Ils permettent de trier les animaux pour les conduire en plusieurs lots afin d’assurer leur besoins de façon différenciés. Ils représentent l’outil de base pour assurer des conditions de travail correctes pour les opérations de soins et de tri des animaux. Financements des équipements A l’heure actuelle, il est possible de mobiliser un financement public à hauteur de (75 %) pour les projets collectifs, portés par des Groupements pastoraux ou des Collectivités publiques sur leur propriété. Le demandeur doit fournir le solde du financement. Les projets sont retenus en fonction de leur caractère prioritaire selon des critères régionaux. L’amélioration du logement est actuellement la première priorité, avec l’alimentation en eau. Cas particulier, les projets individuels de sécurisation des parcs de pâturage en zones à loups (cercle 1 en terme administratif) sont également éligibles sur financement public à hauteur de 80 % dans le cadre de la mesure 323c1 de protection des troupeaux avec un plafonnement. Pour le reste, les projets individuels ne sont pas éligibles aujourd’hui à des financements publics. C’est une puissante motivation pour l’organisation collective des éleveurs. Il n’empêche que des solutions doivent être trouvés pour consolider l’exercice du pastoralisme sur des parcours individuels, notamment dans des quartiers de demi-saison et d’hivernage, où l’action du troupeau joue aussi un rôle essentiel d’entretien de mailles d’écosystèmes souvent négligées dans l’action environnementale. Le CERPAM : des compétences spécifiques au service des projets de rénovation, d’amélioration, et de création d’équipements pastoraux Le CERPAM, est un organisme de développement dont l’action privilégie le pastoralisme collectif. Il a ainsi vocation à mettre en œuvre les problématiques relatives aux équipements et aménagements collectifs : cabanes pastorales (rénovation, amélioration, et constructions neuves) ; approvisionnement en eau pour l’abreuvement et l’eau potable pour les cabanes ; parcs de nuit et de contention ; clôtures. Le CERPAM est aussi un organisme de recherche-développement. A ce titre, il a rassemblé toute son expérience et celle des ses partenaires dans des ouvrages qui servent aujourd’hui de référence pour le montage de projets concrets pour les Groupements pastoraux, les Associations Foncières Pastorales ou les Communes. Ses références sont, bien entendues, mises au goût du jour en fonction de l’évolution des progrès techniques et des retours des utilisateurs. Ainsi, le CERPAM est inscrit dans une démarche de progrès constant et se trouve en capacité d’améliorer toujours davantage le niveau des différents équipements des cabanes, en matière de douches, toilettes sèches, électricité photovoltaïque, amenée d’eau etc.). Le CERPAM s’investit dans l’expertise préalable pour la localisation des équipements et leur insertion dans le paysage, dans la recherche de solutions pérennes pour pallier des insuffisances ou des absences d’eau, ou encore la création de points d’eau (impluvium, pompes photovoltaïques), enfin dans le montage de projets permettant de concilier la mise en place de clôtures ou de parcs de pâturage avec les autres utilisateurs de l’espace pastoral (chasse, randonnée,…). Tout projet fait l’objet d’une expertise quant aux possibilités techniques envisageables, au mode de mobilisation du foncier, au coût de l’opération et ses possibilités de financement.
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Centre d'Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée pour la gestion des espaces naturels par l'élevage
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